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Art. 186 : Pacha

Art. 186 :  Pacha
Elle était ma Passion, mais j'ai perdu la Raison.

C'est une douleur indescriptible, un mal conséquent, qui me ronge tout doucement. C'est une faiblesse qui est là, ancré en moi depuis toujours. C'est un échec, une envie perdue. Arrêtez de me dire de ne plus perdre espoir quand on sait très bien que l'espoir s'est envolé depuis bien longtemps maintenant. J'ai répété, inlassablement que j'abandonnerai mon projet mais qu'un fond d'ambition resterai là à l'attendre, une pincée d'amour veillerai sur elle. Et vous devez surement vous dire que cet article n'est qu'un cliché, une énième version de mes précédents sanglots. Puis d'un autre côté vous avez surement raison. Mais sachez juste que cette fois-ci, tout est bel et bien fini. En bas de mon projet s'est écrit le mot fin, mon ambition s'en est allée, quand à l'amour, il s'est amplifié. On m'a dit un jour que cet amour me faisait étonnement souffrir, parce que posséder sa liberté, c'était un désir inassouvi. Et c'était surement vrai, c'était là sous mes yeux. C'est une de ces réalités qui font mal, cette phrase qui tourne dans votre tête, encore et encore. C'était elle, qui s'enfuyait au galop sous mes yeux. C'était une porte qui se fermait pour ne plus jamais s'ouvrir. Je l'aime comme je n'ai jamais aimé, mais je ne peux plus l'aimer en sachant que cet amour n'évoluera jamais, en sachant que je ne la reverrai jamais. Je ne peux plus continuer à ésperer tout en ayant la certitude que je ne la verrai pas libre dans un pré, je ne veux plus. Pour ceux qui n'auront pas compris, Lune ne sera jamais à moi, ni maintenant, ni à la retraite, parce qu'elle est tellement parfaite qu'Alain veut la faire pouliner. Elle est né à la POCLAS, elle y a vécu, elle y mourra. On m'a menti, on m'a fait des promesses intenables qui partaient de bonnes intentions, mais au final, on m'a mené en bateau. J'y ai cru, j'y ai cru dur comme fer, mais ça n'a pas suffit. Je vois des gens et des chevaux qui deviennent des proprios et leur montures autour de moi, je vois des sourires et de la joie. Je m'efforce d'être heureuse pour eux, d'y croire encore pour moi. Arrive un moment où on décroche, mon moment est arrivé. Le temps n'attend pas, et je vis avec mon temps, je ne l'attend plus. Je suis désolée pour elle, je suis bouleversée pour nous, mais c'est une fatalité incontrôlable qui nous domine, et je ne peux absolument rien faire. Je ne l'oublie pas, mais je ne l'attend plus. Elle restera à jamais ma ponette de coeur, mais elle ne sera jamais MA ponette. C'est une ponette comme les autres, mais c'était ma ponette à moi. C'était, et ça ne sera plus jamais.

# Posté le lundi 30 mars 2009 14:10

Modifié le lundi 06 avril 2009 15:44

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