Art. 212 : Rimbaud et moi ++++++

Art. 212 :  Rimbaud et moi ++++++
«Qu'est-ce qu'il t'arrive ?»

Septième séance. Aujourd'hui, ballade avec William et Audrey, une fille chargée de monter les chevaux de proprios. On prépare, Rimbaud est dégueulasse, je décide donc que je n'aurai jamais de cheval gris =) On part, le cheval d'Audrey est vraiment chaud et Rimbaud commence à faire le beau, à piaffer, et est super confortable ! Je le laisse faire, si ça peut lui faire plaisir, et au moins pendant ce temps il ne tire pas sur mes pauvres petits bras. La ballade se fait sans encombres, Rimbaud est en tête, les oreilles pointées vers l'avant et super content. Audrey galère sur son étalon, et William est loin derrière avec son pépère, comme d'habitude, pendant que je me fais ma petite ballade quasi-perso. Le premier galop se passe niquel, William reste derrière et je pars avec Audrey, mais les deux chevaux ne font pas la course et restent super concentrés, à l'écoute, et décontractés. C'est là que je me rends compte que de l'avoir monté en carrière n'a pas servi à rien, vu que je le maîtrise beaucoup mieux. William nous rejoins, et on fais brouter les dadas. On repart après une petite pause, traversons la voie ferré, et croisons un autre cheval, et là Rimbaud et le cheval d'Audrey commencent à chauffer, mais je parviens malgré tout à calmer le gros. On traverse la rivière, quittons la forêt, passons dans le village et arrivons dans les champs. Audrey part au galop pour travailler le passage avec son cheval, et je reste derrière avec William, qui décide de me faire tomber, en me tirant par le bras, par la capuche, en poussant Horacio sur Rimbaud, ou encore en me poussant vers le fossé. Je ne tombe pas, et William part alors au galop sans prévenir, Rimbaud ne cherche pas à m'embarquer, et je pars dans un petit galop trop bien, super calme et contrôlé. Arrivé à un croisement, je continue tout droit, et William et Audrey tournent, sans m'avertir bien évidemment. Je fais demi tour, Rimbaud est zen, je demande un départ au trot, et il part comme un malade dans un espèce de galop espagnol à une vitesse folle. J'ai pas tout compris. Je m'accroche comme je peux à la crinière, me met en équilibre en espérant qu'il s'arrête (c'est le cas dans la carrière), mais il n'en a rien à faire. Le seul hic, c'est que devant moi, il y a Horacio et le cheval d'Audrey. Et bah vous savez quoi, j'ai fait un strike =D Horacio s'est vaguement décalé sur la droite, et le cheval d'Audrey a fait une pirouette à moitié cabré, et moi j'ai continué tout droit =p. Et évidemment, une fois que Monsieur Rimbaud avait dégommé tout le monde, il a bien voulut m'écouter et je l'ai replacé dans un petit galop en place et tout et tout. Et après on va me faire croire qu'il a 19 ans O.o ! Le pire dans tout ça, c'est que William et Audrey croyaient que je m'amusais, et ni l'un ni l'autre n'a pensé ne serait-ce qu'une fraction de seconde à venir m'aider. On rentre calmement aux écuries, desselle, brosse, carotte et on s'en va.
Pix : ma mère,
de l'avant dernière séance.

# Posté le mercredi 28 octobre 2009 14:04

Modifié le lundi 02 novembre 2009 12:51

Art. 209 : Corbeau

Art. 209 : Corbeau

# Posté le dimanche 25 octobre 2009 07:00

Art. 208 : Lion

Art. 208 :  Lion
«Je sais des choses que tu ignores.»

A qui sont ces larmes, à qui sont ces cris, ces plaintes ininterrompues ? Tu les entends toi aussi, ou bien suis-je seule dans ce délire funèbre ? Dis-moi ce que tu es, dis-moi ce que tu fais. J'essaye de leur expliquer, de leur montrer, mais je commence à comprendre que tu es le seul à pouvoir y arriver. Je ne sais comment ni pourquoi j'ai agi ainsi, comment j'en suis arrivée là et pourquoi j'y suis. Je ne voulais pas de cette vie là, mais dis-moi, ai-je vraiment le choix ? Faut-il que je devienne folle, faut-il que je mente ou que je blesse ? Qu'ai-je donc fais pour qu'ils me méprisent tous de la sorte ? Dis-moi, toi qui sais tout, que dois-je faire ? Dois-je continuer à hurler, ou bien dois-je me taire ? Faut-il que je me batte ou que je me laisse abattre ? Je ne sais quel chemin emprunter, ni ou aller, mais je dois me retirer de cette vie impossible. Mais qui viendra avec moi ? Qui me prendra dans ses bras lorsque je serai au fond du gouffre ? Je n'ai personne pour m'aider, personne pour m'aimer, et je viens seulement de m'en rendre compte.

Pix : Photos-arts.skyblog.com

# Posté le jeudi 15 octobre 2009 14:50

Modifié le jeudi 15 octobre 2009 15:04

Art. 205 : Normandie, "la Dune aux Lapins"

Art. 205 :  Normandie, "la Dune aux Lapins"
«Etre asocial, c'est être.»

Pix : Rain-Blood.skyblog.com
Phrase : Romain Gary

# Posté le dimanche 04 octobre 2009 13:35

____________Art. 204 : Lune de Miel

____________Art. 204 :  Lune de Miel
«Dis, elle était comment la vie avant,
ma vie sans elle ?»

Elle n'était pas parfaite, mais l'avenir était un monde inconnu, je n'avais pas de passé, je vivais pour demain. Je n'avais aucun but précis, j'étais une petite fille comme les autres, une petite fille sans souvenirs. Et puis, je l'ai rencontré. Je l'ai aimé, je l'ai aimé comme une folle et plus que tout, je l'ai aimé comme j'ai pu, du mieux que j'ai pu. J'ai fait tout mon possible pour l'aider, tout mon possible pour la rendre heureuse. J'ai établi ce qu'on peut désormais appeler une relation, j'ai appris à l'aimer comme elle le méritais, je lui ai appris à tolérer ma présence à ses cotés. Elle ne me doit rien, et je lui dois tout. Elle m'a sauvé de cette vie inutile, de ces jours passés à attendre le lendemain, elle m'a sauvé de moi-même, de ce à quoi j'allais ressembler. Elle m'a permis de survivre, d'apprendre à aimer, et d'apprendre à vivre, elle m'a offert ses épaules, elle m'a laissé faire ce que je voulais d'elle. Elle a juste été là, parce qu'elle savait que j'en avais besoin, que je ne pouvais me confier à personne d'autre qu'à elle-même. Elle m'a fait confiance comme jamais on ne l'a fait, elle m'a ramené à la surface, elle a sauvé cette vie instable et sans intérêt qui était mienne. Alors oui, ma vie avant n'était pas parfaite, mais elle était supportable. Aujourd'hui, je vis dans le passé, je vis avec des souvenirs, avec le souvenir que j'avais un but, une ambition, une promesse. J'avais une promesse que je n'ai pas su tenir, je vis avec la désarroi d'un traitre. Je l'aimais comme une folle, et je n'y arrive plus. Je lui avais dis que je serai là pour elle, toujours, et que je lui rendrai sa liberté. Je n'ai pas réussi, et je m'en veux terriblement. Mais au fond, je sais qu'elle était là pour moi, et non l'inverse. Elle s'est présentée au moment où j'en avais besoin, elle m'a aidé quand il l'a fallut, et n'a rien demandé en échange. Alors je ne lui ai rien rendu, parce que je suis égoïste, et que je ne l'aimais pas suffisamment. J'espère juste qu'un jour viendra où ce sera à son tour d'avoir besoin de moi, de mes propos et de mes promesses, et que ce jour, je saurai qui elle est, ce qu'elle a fait, et tout ce que je lui dois. J'espère juste ne jamais l'oublier, et ne jamais refaire les mêmes erreurs. Elle m'a appris la vie, et je la lui dois, alors si je dois réussir une chose, ce sera ça. Le reste n'en vaut pas la peine, rien ne vaut plus qu'elle.
.........Pix : Rain-Blood.skyblog.com

# Posté le samedi 03 octobre 2009 13:37

Modifié le dimanche 04 octobre 2009 13:12